Résultats du Prix AUREP 2017

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Le Prix AUREP 2017, premier d’une longue série, nous l’espérons, s’est tenu à Paris le jeudi 7 septembre dernier sur le thème de l’assurance vie. Si les groupes qui ont travaillé sur les aspects juridiques ont vu leurs travaux salués, les lauriers sont allés à deux sujets financiers : le Prix du meilleur article a été décerné à Bertrand PASQUET pour Recommandations adressées aux Conseillers en Gestion de Patrimoine pour une meilleure pratique de la sélection de fonds au sein d’un contrat d’assurance vie, alors que la reine de la soirée a été Stéphanie SAMBRES, récompensée du Prix spécial du jury pour une présentation terriblement efficace de son étude Les nouvelles options d’arbitrages automatiques « intelligentes » des contrats d’assurance vie. Retour sur une belle soirée destinée à mettre en avant la rigueur et l’ingéniosité des conseillers en gestion de patrimoine, alors que la profession a plus que jamais besoin de s’affirmer.

Que sera la gestion de patrimoine de demain ? Difficile à (pré)dire, mais une chose est sûre : le modèle proposé par l’AUREP dans le sillage du Doyen Jean AULAGNIER, qui s’appuie notamment sur l’écoute du client et le conseil adapté, pourrait être une sortie « par le haut ». A condition que le métier soit reconnu dans sa transversalité et la plus-value qu’elle représente pour le client. Et le meilleur étendard d’un métier n’est autre que la qualité de celles et ceux qui le pratiquent. Forte de ce constat, l’AUREP a nourri le projet de prix récompensant les anciens des diplômes en gestion de patrimoine de l’Université Clermont Auvergne[1] (Diplôme Universitaire mais aussi Master 2[2]) pour un article d’une dizaine de pages consacré à l’assurance vie, le résultat devant être à la fois solide scientifiquement et innovant dans son contenu.

Première édition sous le signe de l’assurance vie…

Restait à trouver un sujet fédérateur pour le lancement du Prix AUREP. L’assurance vie s’est imposée assez naturellement. Jean-Pierre CORBEL, notre défunt Président à qui cette première édition était évidemment dédiée, a grandement participé à cette belle initiative, l’ensemble des équipes se mobilisant ensuite pour passer du projet à la réalisation, et tout particulièrement à cette soirée du grand oral, apothéose tant attendue de cette démarche originale.

L’AUREP n’aurait pas pu offrir un prix de 1.500 € à chacun des deux lauréats (Prix AUREP du meilleur article & Prix spécial du jury pour la meilleure présentation) et organiser le grand oral (salle, apéritif, etc.) sans des appuis cherchés parmi nos partenaires habituels.

Merci tout d’abord à nos parrains !

Merci également à nos soutiens !

L’AUREP a ainsi pu réunir presque une centaine de personnes de la profession, autour d’un jury composé des parrains de cette première édition. De nombreux journalistes étaient également présents et relaieront le Prix AUREP dans leurs colonnes, auprès des professionnels de la gestion de patrimoine mais aussi des particuliers (et nous ne manquerons pas de signaler les prochaines publications).

Cinq sujets restaient en lice après une première sélection redoutable[3], le sort ayant décidé d’un ordre de passage correspondant à leur ordre de présentation ci-après :

  • Nantissement et clause bénéficiaire : protection du créancier et optimisation de la transmission, par Claire TARDY et Thibaut EGASSE
  • Recommandations adressées aux Conseillers en Gestion de Patrimoine pour une meilleure pratique de la sélection de fonds au sein d’un contrat d’assurance vie, par Bertrand PASQUET
  • Pour un assujettissement de l’assurance vie au droit des libéralités, par Axelle MEILLER et Henry LEYRAT
  • L’avance : aspects juridiques, fiscaux et commerciaux, par Eve-Marie DYON et Lilian DUPERRAY
  • Les nouvelles options d’arbitrages automatiques « intelligentes » des contrats d’assurance vie, par Stéphanie SAMBRES

Nantissement et clause bénéficiaire : un duo au charbon…

Désignés pour ouvrir le bal, Claire TARDY (Family Officer) et Thibaut EGASSE (Notaire associé), exerçant tous deux à Paris, ont évoqué l’intérêt du nantissement ou de la délégation de créance, exemple de calcul à l’appui. Évoquant la pertinence du gage espèces, ils n’ont pas manqué de soulever la question du risque fiscal, en présentant des arguments juridiques et financiers susceptibles de contrer les éventuelles prétentions du fisc, mais ont aussi interpellé les professionnels sur leur devoir de conseil, regrettant que l’outil ne soit pas plus souvent envisagé au regard de son utilité.

Recommandations en mode accéléré !

Bertrand PASQUET (CGP en cours d’installation à Lyon) les a relayés en évoquant son article… ou plutôt en le compressant, tant il était difficile, voire impossible, de caser ses 21 recommandations en quelques minutes et à peine moins de diapositives. Privé d’espace, il n’a pas pu restituer la remarquable articulation de son mémoire. L’AUREP lui donnera un meilleur terrain d’expression prochainement et vous permettra ainsi de goûter la pertinence de son travail d’organisation et de synthèse s’agissant du choix des unités de comptes dans le contrat d’assurance vie. Bertrand aura néanmoins bénéficié à cette occasion d’un clin d’œil fort sympathique que les amateurs de musique apprécieront tout particulièrement[4].

Imposer le droit des libéralités : pari risqué devant un parterre d’assureur !

Axelle MEILLER (ingénieur patrimonial et Chargée d’enseignement au CFPN Lyon) et Henri LEYRAT  (Doctorant en droit et Chargé d’enseignement à l’Université Clermont Auvergne et à l’Institut des Métiers du Notariat Clermont-Ferrand) ont porté haut les couleurs de la réserve héréditaire, préconisant l’application des règles de la réduction, destinées à la protéger, aux assurances de placement. Ils ont également émis le souhait d’une rédaction manuscrite de la clause bénéficiaire. Ne s’arrêtant pas à l’argumentation de leur position, ils ont fait des propositions de modifications des textes du Code des assurances. Beaux joueurs, les assureurs du jury ont d’ailleurs reconnu la qualité d’un travail dont, sans surprise, ils n’adhèrent guère aux fondements…

On avance avec l’assurance…

Eve-Marie DYON et Lilian DUPERRAY (cabinet indépendant EMD) ont fait le choix de l’avance… et de T-Shirts originaux floqués pour l’occasion (cf. photo ci-dessous). Leur présentation, pleine d’humour, a séduit. Pas assez pour l’emporter. Leur deuxième place constitue néanmoins une belle performance et il convient de souligner l’homogénéité de leur oeuvre (article et prestation orale). De surcroît, ils ont fait l’effort de bousculer un peu les assureurs pour promouvoir un outil dans lequel ils croient, arguments à l’appui (du financier… au psychologique). Un challenge que l’AUREP aura le plaisir de les aider à relever, en portant notamment des questions au Parlement destinées à clarifier la question de la déductibilité des intérêts de l’avance en matière d’acquisition d’immobilier locatif (revenus fonciers).

Intelligente, cette option !

Last but not least, Stéphanie SAMBRES (Formatrice des nouveaux Conseillers en Gestion de Patrimoine du Groupe Crédit Mutuel – CIC) a réalisé une prestation millimétrée, évoquant notamment la psychologie des petits porteurs, qui lui a permis de convaincre l’assistance qu’elle méritait le Prix spécial du jury. Posant les limites des options actuellement utilisées (stop loss relatif, sécurisation des plus-values, etc.), elle a proposé de nouvelles options d’arbitrages automatiques intelligentes (s’appuyant dans ses exemples sur la Moyenne Mobile 33 et le principe de la Martingale). S’il lui a été reproché un peu trop d’enthousiasme (sans doute l’impression laissée par son bel accent du sud-ouest…), elle n’en a pas moins convaincu l’assistance de l’intérêt d’explorer ces voies à l’heure où les fonds euro s’épuisent et la vente d’unités de compte est poussée en avant dans un certain désordre.

L’inoxydable créativité du Doyen AULAGNIER !

Pendant les délibérations du jury, rendues délicates par la qualité des prestations, Jean AULAGNIER a donné une conférence sur la propriété partagée au sein des clauses bénéficiaires. S’appuyant notamment sur la récente réponse donnée à une question qu’il avait lui-même transmise (Rép. min. Malhuret, JOS 22 sept. 2016), il a assuré la promotion des clauses à options auprès des assureurs avec l’énergie et la conviction qu’on lui connaît. Un outil un temps refusé par des acteurs trop timorés qui deviendra peut-être un grand classique demain, comme la clause démembrée qui doit aussi partie de son succès à l’obstination du Doyen !

Plus qu’une fin, un début !

Cette première édition du Prix AUREP s’est terminée par la remise des trophées et un apéritif au cours duquel les personnes présentes ont attesté de leur plaisir à assister à ce grand oral. La démarche a été appréciée et elle va s’enrichir des nombreuses remarques et propositions constructives recueillies à cette occasion.

Une chose est sûre : grâce aux conseils en gestion de patrimoine, dont il contribue à assurer la promotion, le Prix AUREP reviendra bientôt ! BRAVO à nos candidats ! MERCI encore à tous ceux qui ont soutenu cette initiative et à tous ceux qui ont participé à cette soirée de gala !

[1] Présente au travers du discours de Jean-Marin SERRE, tout frais Doyen honoraire de l’EUM, rapporté par Catherine ORLHAC, directeur de l’AUREP.

[2] Étaient présentes les associations d’anciens de ces diplômes, savoir l’AGPC et l’APA, qui ont ainsi pu se présenter et exposer leurs actions.

[3] Sélection qui a laissé de côté des articles de belle qualité cependant, aussi nous tenions à remercier Thomas BAILLEUL, Christine GRUSON-CEZ, Didier BEAUGE/Serge YZABEL et Alice DELVA/Nicolas MINARD (notre newsletter donnera à ceux de ces auteurs qui le souhaitent la possibilité de vous faire part de leurs travaux…).

[4] En effet, via Twitter, il a été « liké » par le célèbre Nils LOFGREN, qui est notamment le guitariste émérite de l’icone du rock Bruce Springsteen (et donc membre du légendaire E-Street Band) !

Pascal PINEAU– Responsable pédagogique DU IPCE
– DU Ingénierie Patrimoniale du Chef d’Entreprise
– DESS Gestion de Patrimoine de l’Université d’Auvergne
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