Entretien avec un emprunteur #6

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Aujourd’hui, la parole est à Loïc Vallese, Président de Hexamed, spécialiste de la vente en ligne de mobilier et de matériel médicaux pour les professionnels de santé. L’entreprise a obtenu un financement de 156 000 € auprès de la communauté de prêteurs Lendix en octobre 2017 en vue de répondre à un besoin de recrutement.

En quelques mots, pouvez-vous nous parler de vous, de votre parcours et de l’histoire de votre entreprise ?

Diplômé de Sup de Co Nice, j’ai travaillé quinze ans dans l’industrie médicale notamment en radiologie – domaine dans lequel j’ai exercé des fonctions commerciales en France et à l’étranger. En 2009, convaincu que le e-commerce était en pleine expansion, je me suis lancé dans l’entreprenariat en créant Hexamed, spécialisé dans la vente en ligne de matériel et consommables pour les professionnels de santé d’abord en radiologie puis dans d’autres spécialités médicales (cardiologie, gynécologie, ORL, etc). Malgré un capital de départ très faible, la société a connu une croissance rapide due au système du drop-shipping (système tripartite où le consommateur passe commande sur le site internet du distributeur, lequel transmet celle-ci au fournisseur, lequel assure la livraison et gère les stocks), un panier d’achat très élevé (>800€) et un BFR structurellement favorable.

L’entreprise compte 11 collaborateurs. Elle a atteint son seuil de rentabilité en 2015 et atteint aujourd’hui un chiffre d’affaires proche de 4 millions d’euros.

Pourquoi avoir fait le choix du financement participatif ?

Nous avions plusieurs besoins en termes de recrutement (renforcer la force de vente, créer un service achat) et de marketing (publicité digitale) destinés à accélérer notre croissance. Or, les acteurs traditionnels de la banque sont réticents à financer des investissements immatériels. Faire le choix du financement participatif nous a permis d’être en contact avec des experts financiers qui ont une vision globale et prospective des entreprises et surtout des investisseurs qui sont prêts à miser sur leur développement. Le tout, en évitant les démarches administratives lourdes (Lendix est une offre sans caution personnelle ni assurance).

Étiez-vous réticent à emprunter sur une plateforme de prêt aux entreprises ? Si oui, quel a été l’élément déclencheur ?

De nature pragmatique, je n’étais pas réticent à utiliser une plateforme de prêt en ligne. Les taux concédés sont supérieurs à ceux consentis par les banques en raison de l’absence de caution et donc du risque pris par les prêteurs. Mais le jeu en vaut la chandelle : être capable de financer des besoins immatériels dans des délais très courts avec un minimum de formalisme et sans paperasse.

Plus précisément, pourquoi Lendix ?

Le processus est extrêmement rapide. Il s’est écoulé à peine un mois entre notre premier échange et la mise en ligne du projet. Tout est dématérialisé et se fait via la plateforme. Une fois le projet en ligne, les 156 000 € dont nous avions besoin ont été collectés en moins de 30 minutes. C’est assez bluffant de voir la puissance du concept du financement participatif !

Quels avantages avez-vous obtenu en vous finançant sur Lendix ?

Nous avons pu lancer ces investissements très rapidement. Sans la solution Lendix, nous aurions été contraints de les étaler sur un an ou deux si nous avions dû les autofinancer. Ce financement semble porter ses fruits : sur le premier trimestre 2018, le chiffres d’affaires est en hausse de 20 % par rapport au premier trimestre 2017.

Quelque chose vous a-t-il manqué pendant votre expérience Lendix ? Si oui, avez-vous des recommandations ?

Non, rien à redire. Tout était clair, simple et rapide.

Pour finir, avez-vous un dernier conseil à donner aux entrepreneurs et dirigeants qui nous lisent ?

Cette méthode de financement est nouvelle et pour cause, les banques vont devoir remettre en question leur approche du risque, notamment vis-à-vis des nouveaux acteurs de la Fintech. À titre d’exemple, les banques financent les fauteuils d’un salon de coiffure les yeux fermés, mais sont encore d’une grande frilosité dès qu’on prononce les termes « Internet, e-commerce ou encore marketing digital ».

Les banques demeurent cependant le socle incontournable pour le financement de toute entreprise. Nous avons construit avec le temps et non sans difficulté une relation de confiance avec les banques. Il faut donc trouver un bon « mix » entre les deux méthodes de financement. Aux banques traditionnelles on associe les prêts d’équipements pour des biens matériels et à Lendix on associe le financement de biens immatériels tels que les dépenses en marketing et en RH, le développement de logiciels, etc. Des solutions comme Lendix sont de vraies alternatives qui ont une approche du risque beaucoup plus pragmatique se basant sur la rentabilité dégagée par l’exploitation et non sur les ratios financiers classiques.

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